Des images troublantes

Moi, même si je travaille mon intelligence du cÅ“ur, je ne peux pas m’empêcher (pour l’instant mais ça devrait venir) de réfléchir. Alors forcément, quand on me prend pour un pigeon, j’aime pas ça. Observons des deux emballages de produits conventionnels (une boîte de mouchoirs et un tube de lait concentré sucré).

Voici la première image (comme d’habitude, un clic dessus et elle s’ouvre en grand). Mais ? Mais ? Elle aurait pas deux mains gauches cette brave dame ? Ah, les joies de Photoshop… Il faudra faire plus attention la prochaine fois.

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La deuxième image, elle, donne carrément le ton. Marre d’être une lesbienne ? Envie de sucer des bites mais peur de ne pas savoir comment s’y prendre ? Régilait est là pour vous apprendre à comment faire. Eh oui, le lait concentré sucré ça se boit à même le tube ! C’est tellement onctueux, savoureux… Hmmm… On ne peut plus s’en passer après. Je vais vite vite reprendre ces fabuleux arguments à mon compte afin de convaincre les récalcitrantes. Passons sur le coté bien évidemment peu diététique de la chose, on n’est plus à ça près.

regilait.jpg

Wine 0.9.56 est de sortie

wine.pngDernièrement, le développement de Wine (un layer de comptabilité entre les applications Windows et GNU/Linux) s’est considérablement vivifié. Les dernières versions permettent d’installer et d’utiliser Photoshop CS2 sans problème (j’attends avec impatience l’arrivée d’Illustrator dans la liste, tant pour moi c’est plus lui que Photoshop qui n’a pas de réel remplaçant). Cette version apporte les principales nouveautés suivantes:

  • La gestion des fenêtres OpenGL/Direct3D avec des barres de menu;
  • Des “stubs” (fonction ne faisant rien mais ayant la même signature que l’originale) pour toutes les dlls d3dx9*, ce qui devrait permettre le “remplissage” de ces stubs. D’autre part, cela permet que l’appel à la fonction n’échoue pas (même si probablement le programme plante derrière);
  • Plusieurs optimisations graphiques (visiblement dans le GDI);
  • De nombreuses corrections au système d’installation, ce qui devrait permettre aux msi de mieux être gérés;
  • Support des messages MIME amélioré (je ne vois pas trop à quoi ça sert, mais bon);
  • Et comme d’habitude, une liste de bug corrigés impressionnante.

Il est vraiment agréable de voir l’évolution du projet Wine, celui-ci devient de plus en plus complet de mois en mois, si ce n’est pas de semaines en semaines. A tel point que certains observateurs se demandent si Wine ne pourrait pas, avec le flop de Vista et les difficultés qu’il engendre, devenir une sorte d’implémentation ‘officieuse’ de l’API windows, les programmeurs s’appuyant sur celle-ci pour avoir des programmes multi-plateforme.

L’annonce originale en anglais est disponible sur le site de Wine.

Si vous êtes sur une distribution connue, la mise à jour devrait arriver très rapidement (par exemple pour Ubuntu avec les bonnes sources, c’est déjà le cas). Personnellement l’application que j’utilise le plus dans Wine est Mp3Tag. Cela m’a pris un peu de temps pour faire marcher l’unicode, mais une fois que ça marche, ça marche du tonnerre, je peux même rentrer du texte unicode depuis l’interface Linux.

Oops ! I did again

En ce moment, à fond je la travaille mon intelligence du cÅ“ur. Je ne sais pas encore bien à quoi cela va servir, mais mon petit doigt me dit que je saurais quand je l’aurais. Ou pas. Enfin bref je comprends mieux les autres. Ce qui est cool vu que j’adore les emmerder. Soyons plus précis : j’adore “bloquer” quelqu’un dans une situation que ses maigres dizaines d’années d’évolutions cérébrales n’ont pas prévu. En général cela a un effet assez comique. Exemple pratique : les gens qui vous espionnent dans le RER ou le métro. Mais siiiii, ces gens qui jettent des coups d’Å“il dérobés dès que quelqu’un sort de l’ordinaire (au hasard : moi). Trèèès énervants mais pas trèèès malins (merci Geluck). Eh bien, hier, je l’ai pas loupée. Ah ça non.

Or donc voici le que le RER qui ne devait pas s’arrêter s’arrête. A la bourre je rue ma panse dans la trame et pose mon fessier sur le premier siège disponible (je ne suis pas très regardant dès que c’est dans le bon sens, j’aime pas l’idée que je peux me faire niquer sans le voir). Hop, en face de moi, magnifique spécimen. Coup d’Å“il direct. Je me dis tiens tiens… Hop, je fais “gling gling”citation needed avec ma grappe de Hello Kitty attachée à mon sac pour attirer un peu plus son attention. Et là je sors ma carte ultime, mon lecteur mp3 tout mini tellement tout petit qu’il s’accroche autour du coup (comme un collier). Non, ce n’est pas un Apple Shuffle de merde. Le mien il a un bel écran pour naviguer et tout. Bien sûr, ça ne loupe pas : elle me mate comme un phacochère devant une noix de coco. Et là, c’est le drame : je relève, d’un coup d’un seul ma tête, et je la regarde droit dans les yeux, plus d’échappatoire possible - en général les gens quand on commence à les regarder ils détournent le regard. Et je lui dit franco : “Oui, c’est super comme lecteur mp3. C’est vraiment pratique”. C’est à dire “oui j’ai vu que tu me mates comme si j’étais un singe au zoo, d’ailleurs ne va pas croire que les singes ne remarquent rien”. Gros blocage de deux secondes avec un blanc. Horreur ! Quelqu’un que je ne connait pas me parle alors qu’il n’a aucune raison de le faire ! Elle me bredouille un “oui et c’est esthétique”, que je salue en tant que performance car d’autres se seraient contentés d’un mutisme gêné (qui aurait la plus grande preuve d’échec le cas échéant). Je rigole grave devant son air tout penaud. Eh oui ! Les gens en face ne sont pas que des objets ! Ça leur arrive de réagir !

Ahhh… Vivement un autre trajet, que je trouve ma victime suivante… Je me bidonne encore quand je repense aux gens à qui j’avais réussi à faire croire que je pensait qu’on disait “prénomition” parce que ça avait la même origine que prénom.

Un webcomic qu’il est bien

gone-with-the-blastwave.pngEn ce moment d’actualité faible (le HD-DVD est mort et tout le monde s’en fout, enfin, sauf ceux qui en ont achetés), je vous propose d’aller faire un petit tour sur Gone with the blastwave, un webcomic qui traite d’une guerre sans fin mais avec fun. En gros ça parle de plein de manière rigolotes de tuer les gens avec un gros permis de tuer moral. Ça se lit assez vite et assez bien. Le dessin n’est pas franchement ma tasse de thé, mais de là à dire que c’est moche il y un pas que je ne franchirais pas, car oui, je travaille mon intelligence du coeur. Lequel a assez mal d’ailleurs, je vais vomir si vous n’y voyez pas d’inconvénient mercu.

Pour finir, triste nouvelle : les vils vilains qui mettent des commentaires (fort intéressants  je le concède) font descendre lentement mais inéxorablement le fabuleux commentaire de Jean-Pierre P que j’aime. Reste Jean-Pierre ! Ne pars pas !

Les visiteurs du mois de Janvier

stats.pngComme mon site est de nouveau XHTML1.1-lave-plus-blanc-que-blanc, que s’en est tellement shiny qu’on se voit dedans, je me plait à le contempler tel un macaque masturbatoire. Je caresse, outre ma proéminente bite, l’espoir d’approcher bientôt la capacité totale de ce blog, lentement mais surement. Ladite capacité ne devant pas trop être éloignée de 0.0001% de la population française capable de résister à mon flot d’acidité, soit environ 60 personnes. Je me rue donc comme un porc épic en chaleur vers les statistiques du blog, qui expliquent le comment du pourquoi de les gens qui viennent.

D’abord, un gros pat sur ma propre épaule, et oui ils sont de plus en plus nombreux à me lire - ils ne savent pas encore ce à quoi ils s’exposent. C’est chouette, une grosse progression linéaire vers la domination du monde (voir image). Notons que je visite aussi deux fois plus mon propre blog tellement il est shiny, alors ceci explique peut-être cela. Mais on s’en fout. Examinons plutôt ensemble ce qui fédère sur mon blog au niveau des recherches.

  1. En premier, l’indétrônable comment virer nero scout, qui visiblement fait toujours autant chier les honnêtes citoyens (que je conspue hop ! comme ça, on dira pas que je fait dans la démagogie);
  2. Vient ensuite cinéma, forcément, vu le nombre (110) ça devait arriver un jour ou l’autre;
  3. Benippon, un bon site dont j’ai fait la critique (positive, oui môsieur) voilà quelque temps;
  4. et ensuite pêle des trucs sur les japonais, le sexe, divers films et ubuntu/linux (notamment le post sur les fontes Lucida Grande). Ah aussi les trucs les plus moches du monde, c’est chouette.

Mais dans toutes ces recherches, une ressort du lot. Un homme, dans sa détresse, lance un cri sur le net. Le pauvre homme dans son désespoir a tapé ceci sur son clavier:

les pirates des caraibes épisode 2 voir regarder maintenant le fim c est urgent mercu

On notera le magnifique “merci” (mercu pardon) à la fin, genre “merci google”. Bref c’est fabuleux, c’est collector, et c’est pas demain que je me débarrasse de mon complexe de supériorité. Je crois que mon blog n’a malheureusement, malgré toutes ses qualités intrinsèques, pu répondre au caractère manifestement urgent de la requête.

Sinon au niveau des referers, oui c’est incroyable des gens mettent des liens vers mon blog et même se les envoient par mail. C’est la fête du slip dans mon salon en ce moment même.

Aller, comme je suis super sympa mais que je suis quand même très cool, je vous file le lien vers un blog autoproclamé “haineux”. Je dit lol. Je n’ai pas pour habitude de critiquer la forme, mais là la police courrier qui fait 1/6eme de l’écran c’est assez fabuleux dans le genre moche hideux. Ce “Chroniques de la haine quotidienne” commence par un bienvenue, il a pas du tout comprendre à la haine le gars (oui, c’est un gars). C’est un mec qui confond les mots “con” avec “je suis méchant”, qui dit que c’est trop un rebelz de la vie mais en fait, on sent bien dans ses phrases dégoulinantes de judéo-musulmano-christianisme, qu’il appartient de plein pied à l’espèce qu’il conchie tant : les gros niais. Pauvre de lui, loin de la réalisation de méchant à laquelle il aspire tant. Il devrait essayer de s’habiller en noir, en général ça aide. Oui je suis un salaud msieur le curécitation needed.

Hier au cinéma : Benjamin Gates et le Livre des Secrets

Benjamin Gates et le Livre des SecretsCritique express : Parangon du film américain, BenJ et ses potes ne nous épargnent aucun cliché ni aucun illogisme. A éviter.

Je tiens d’abord à m’excuser par avance envers les gens qui trouvent que mes critiques sont non constructives, acides, et méchantes. C’est pas ma faute à moi c’est la faute à la société et à mon intellect de refoulé qui m’ont fait comme ça. Pitié de moi s’il vous plait. Voilà, maintenant que je me suis dédouané de toute obligation morale par une turlutte, examinons ensemble ce qui ne va pas, dans, ce que vous aurez deviné, ce simulacre d’aventure à l’américaine. D’abord, ce qui ne va pas, c’est le scénario/l’histoire. J’ai une théorie intéressante : la récente grève des scénaristes américains n’est en fait que l’expression physique et humaine d’une autre grève chez les scénaristes américains qui remontent à beaucoup plus loin : celle des cerveaux. Eh oui, même si c’est tellement pratique qu’aujourd’hui pratiquement tout le monde en a uncitation needed, visiblement la fracture numérique n’a pas fait que des heureux. Revenons à ce scénario foireux. Premièrement, il n’était dicté que je le trouve tel-éphoné, vu que mes attentes n’étaient pas dithyrambiques. Mais là, on nage dans le franchement n’importe quoi. Vu que le film fait lui même dans le spoiler, je peux y aller sans crainte. En gros il s’agit de retrouver les cités d’or, Esteban, Zia et tout le Taotouin. Mais de vilains confédérés ont eu la même idée, hop on dissémine plein d’indices partout. Là où le bât blesse, c’est que celui qui dissémine les indices est parfaitement au courant de l’emplacement du trésor. Alors pourquoi donc laisse-t-il donc des indices au lieu d’aller le chercher directement (à toutes précisions utiles, le ‘donneur d’indices’ est ‘gentil’, il n’y a donc pas d’obligation morale). D’autre part, ce trésor séculaire, oublié de tous, se trouve au beau milieu d’un parc hypervisité et donc une entrée donne sur le lac. Mais personne n’a jamais rien remarqué, à ça non. Pour finir, c’est incroyable ce que les énigmes me font penser à un bouquin pour les enfants de 3 ans. Franchement, ils pourraient se creuser un peu plus la tête, si le spectateur trouve la réponse dès les premières secondes de la scène, bonjour le suspens… Passons à la trame de fond du film, remplie, comme d’habitude, de mièvreries et autres salades vertes. Tout d’abord, nous avons droit au divorce le plus absurde du siècle (ah non en fait deux), avec la reconstruction-moi-aussi-le-sexe-ça-me-manque la plus absurde du siècle (ah non en fait deux aussi, les paires c’est mieux la preuve). C’est très chouette mais coute de précieuses minutes de vie au spectateur qu’un n’a un intérêt que très lointain pour les plans cul du héros qui doit trouver de l’or bordel, ça c’est concret (une queue aussi c’est concret, mais avec tout ce que le clergé nous a mis dessus, on a le droit de faire comme si que non). Un mot bref du méchant, qui doit bien être le méchant le plus sympathique du cinéma. D’ailleurs celui-ci, s’il est un peu bourru, ne fait finalement pas grand chose d’illicite. Mais on le tue quand même à la fin, parce que ça le fait grave. Et puis un film d’action sans morts, c’est comme un week-end sans gonzessescitation needed. Donc pan le méchant, qui se sacrifie pour que l’Histoire se souvienne de son nom. En fait il est bien content de mourir, parce que le héros lui promet mordicus qu’un cochon lui morde les couilles si il mens de lui faire honneur. Au final, pas du tout : ça sera bien le nom de Benjamin Gates qui sera associé à la découverte des trentes quintaux d’or (et aussi un petit peu l’autre, mais en police 8 dans un coin). J’ai pas vu de cochons, scandale ! Je dirais en guise de conclusion et afin d’apaiser les esprits, que contrairement à certaines bouches d’égout, tout n’est pas à jeter dans ce film : on voit du paysage, et les effets spéciaux ont une chouette tendance à décapiter les statues (notamment les futs de bière, tout simplement hilarant). Donc pour un DVD entre potes un samedi soir, ça peut (je dis bien ça peut avec toutes les pincettes d’usage) valoir le coup… Attention aux clichés tout de même, ça brule un peu la rétine.

Hier au cinéma : Astérix aux Jeux Olympiques

Astérix aux Jeux OlympiquesCritique express : Une telle brochette de stars ça en devient un méchoui bien indigeste. Le film fait dans la faute de gout. A éviter.

Ami, tu aimes le foot, ou le tennis, ou le basket ball, ou bien encore les courses de voitures le dimanche après midi ? Ce film est fait pour toi ! Tu n’aimes rien de tous cela, tu as lutté dur à la sueur de ton front pour obtenir ton troisième point de QI et tu ne veux pas perdre le fruit de ton labeur ? Alors fuis vite tel le rat devant la marée.

Il est assez rare que les critiques cinéma et les spectateurs soient d’accords sur un film. C’était chose faite avec Astérix, les deux ne lui donnant qu’une petite étoile sur Allociné. Etant moi-même possesseur d’une carte cinéma illimitée (bah oui il faut pas déconner vu les merdes que je me tape il manquerait plus que je claque 10€ à chaque fois), et avouant un léger faible (léger le faible) pour l’opus numéro deux (m’étant refusé à aller voir le un), je décide de laisser sa chance à ce film. On va commencer par les bons points de celui-ci, comme ça, cela sera fait : Benoît Poelvoorde est bon dans son rôle, Clovis Cornillac est meilleur que l’infâme Christian Clavier, grâce à son coté franchouillard. C’est hélas là la liste exhaustive des qualités du film, tant il pêche par ailleurs. Le principal reproche étant que les anachronismes se sont plus ici des petits gags habilement dissimulés, c’est devenu la raison d’être du film. On assiste donc à une tranche de vie moderne avec des acteurs déguisés comme des Gaulois. Forcément, ça casse un peu le mythe. L’autre gros - énorme - reproche, c’est qu’il y a beaucoup trop de stars parachutées n’importe comment dans l’action. Chacun y va de son petit rôle sans se soucier du reste, ce qui donne un patchwork de mimiques à peine concertées. Je me demande bien ce qui est passé dans l’esprit du réalisateur de mettre la fille de la pub Alice dans un film. Déjà qu’elle faisait cruche dans la pub, mais là ça fuit carrément… Enfin bref, ne lui jetons pas la pierre non plus, les autres rôles relèvent à peine le niveau : José Garcia est pitoyable, Depardieu récite son texte… Une débâcle sans nom. Ce manque de cohérence se retrouve complètement dans le scénario, qui marave bien comme il faut le sport pour n’en laisser que quelques miettes. Du coup, pas d’épreuves sportives, pour un film sur les jeux Olympiques ça fait un peu léger. L’intrigue doit bien mettre vingt minutes à se mettre en place, alors que c’est juste deux gogos qui cherchent à se taper la même pouf (moi j’y arrive en quelques mots). Comme il y en a un qui s’habille en noir, je vous laisse deviner qui est le méchant pas beau qui perd à la fin. Ca, c’est fait. Pour bien montrer que les gags sont drôles, les réalisateurs ont choisi de les répéter plusieurs fois (goûteur de bain, goûteur de miroir, ohlala l’originalité…) afin que ça infuse bien dans l’esprit bovin des personnes à qui, manifestement, ce film est destiné : les abrutis. D’ailleurs pour eux, le banquet final, qui pour nous, les gens biens, est un véritable supplice, doit être un régal, de voir Zinedine Zidane faire son kéké avec une peau de chèvre, quelle joie !

Ce film restera donc à jamais raté, une bouse à 78 millions d’euros comme on en fait plus. Moi avec 78 millions d’euros, j’en réalise de belles choses…