Hier au cinéma : Lone Ranger, Naissance d’un héros

Lone Ranger, Naissance d'un hérosCritique express : Brouillon, trop long, peu efficace, fin prévisible… Ouh ! Désillusion ! A éviter.

Que dire de ce Pirates du désert… euh, je veux dire, Lone Ranger. Ben qu’il est raté. Pour commencer. Ensuite que c’est effectivement un gros plagiat de Pirates des Caraïbes. On se retrouve donc coincé avec exactement le même jeu d’acteur que celui qu’on avait vu il y a de cela 10 ans, sans aucun rafraichissement (et vu que c’est que du désert à l’image, autant dire qu’on a soif). Johnny Depp est absolument pitoyable, avec les mêmes mimiques et espèces d’égarements dont il n’arrive tellement plus à se débarrasser, qu’on se demande si c’est encore un vrai acteur ou bien que les progrès de la robotique japonaise ont été tels que Disney a effectué un rachat sauvage et nippon. L’autre acteur, euh, machin là, je veux dire, Armie Hammer, joue comme un marteau avec toute l’expressivité que permet une tête en métal. Évidemment, qui dit Johnny Depp, dit l’autre pouffiasse de merde, qu’on serait bien content qu’elle soit pas trop loin de morte, Helena Bonham Carter, qui, ouf, n’est pas très présente. Mais on la déteste quand même, hein. A noter qu’elle a le bon gout de ne pas dépareiller l’équipe. Elle joue comme d’habitude, c’est à dire avec un non talent à la hauteur de ses co-acteurs.

Mais assez des acteurs, une ligne de plus serait un honneur qu’on ne peut plus se permettre de nos jours, tellement le temps est précieux. Parlons plutôt du scénario. Ahhh, le scénario. Ça commence très fort, par une espèce de « flash-forward » (bon en réalité il paraît que cela ne s’appelle pas un flash-forward, mais je suis un béotien). Autant vous le dire tout de suite. Pour moi, un « flash-forward » ça n’existe pas, ça veut juste dire que l’ensemble du film est un énorme « flash-back ». Ou alors, hmm, comment le dire. Ah oui: on te spoile le film dès le début. Mais c’est le réalisateur qui le fait, hein. Cet enculé (au sens péjoratif, qui aime se mettre des battes de baseball dans des orifices ignominieux, pas un sain toucher rectal), il te donne la fin dès le début. Bon moi ça m’arrange, comme ça j’ai le droit de dire ce que je veux sur mon blog. Bien que je me serais pas privé de toute façon. Donc le héros il meurt pas, hein. Ben oui il est dans le flash-forward. Par contre dès le début son frère sent le macchabée, surtout quand sa femme (oui oui sa femme) regarde son frère (le frère du macchabée, pas de la femme, suivez un peu) avec une gourmandise à peine voilée. Des menus attouchements parferont l’illusion. Ca manque pas, il crève comme une merde, trahis par le mec nerveux pendant les 30 premières minutes du film.

Parce oui, putain, ça duuuuuure, mais ça duuuuure des plombes juste pour que le film commence. Rah mais l’horreur. Franchement je pense que c’est un plan machiavélique pour endormir le spectateur pour qu’il ne se rende pas compte que l’ensemble du film est une pourriture infecte. Mais cela ne prend pas avec x2b4. Il est invincible. Pour vous, il subira les pires atrocités afin de dénoncer cet odieux complot. Mais tout est long : la mise en place, le dévoilement de l’intrigue (parce que c’est différent). On a des actions longues, des silences longs, des mimiques longues… La fin n’en est n’est même pas une, ah non, il y a un deuxième final, puis un épiloque, argh. C’est une espèce de torture indienne où l’on se fait manger lentement par des fourmis fainéantes.

 

Les retournements de situations se voient à 10000x kilomètres, ohlalala, mais en fait, le grand riche, il est complice des hors la loi, mais ohlalalala, je n’ai rien vu venir, me voilà bien surpris. En réalité, la vraie surprise est que tant de gens soient venus voir cette bouse, ah, la puissance du marketing. Voilà, les amis, une leçon que vous pouvez retenir.

 

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