Hum, j’aurais du méfier… Ca sentait le film qui pue. Hélas trois fois hélas, encore une adaptation qui tourne au saccage. Héros creux et mal joués, scénario timbre poste, effets spéciaux surajoutés pour bien (quelqu’un peut me dire pourquoi le fils de Méphistophélès se la joue tout le temps ?), rien de bien amusant ni trépidant finalement. On ne comprends strictement rien à l’intrigue qui tourne autour d’un village damné qu’on ne sait pas pourquoi il serait utile aux faction du mal, d’ailleurs le final nous montre bien qu’il ne l’est pas, utile. Les combats sont d’un ridicule achevé, avec trois pauvres pouvoirs à la con et le « Ghost Rider » qui leur tronche la tête en deux secondes alors qu’on le voit trop venir. Le démarrage est long, bien trop long, la fin aussi, le milieu creux… Ce film n’a pour lui que les effets spéciaux autour du rider, qui à mon sens sont assez bien fait. Pour le reste, ce film ne finira certainement pas dans l’histoire, si ce n’est à coté des innombrables adaptions ratées de l’histoire du cinéma hollywoodien…
Mois : février 2007
Hier au cinéma : La nuit au musée
Ahh ! Un film avec un de mes acteurs fétiches, Ben Stiller, depuis Zoolander (quand je pense que je n’ai pas voulu aller voir ce film culte parce que l’affiche me plaisait pas… Honte à moi!). Bon ben c’est que du bon, drôle et tout. On ne s’ennuie pas une seconde, et si le concept du film est bien débile (la nuit les choses inanimées du musée prennent vie), le reste du film est à l’avenant. Parfois l’humour est un peu lourd (plus que dans zoolander en tout cas) mais globalement c’est très très bon. Ben stiller et les autres acteurs ont un jeu qui se prête parfaitement au film, notamment les trois autres « anciens » gardiens. Robins Williams, Steve Googan et Owen Wilson viennent pimenter le tout. Bref, un bon film de détente à aller voir d’urgence.
Hier au cinéma : Le serpent
Un film pas mal, qui arrive bien à maintenir la pression. La prestation des acteurs est tout à fait honorable, même si parfois c’est un petit peu surjoué. Seule la mère joue comme un pied, ce qui rend son personnage falot et peu crédible. Sinon, le scénario n’est pas trop baclé, même si, comme dans tout les films policiers, il comporte quelques incohérences. Mais il est possible de passer outre et d’apprécier ce film comme un bon policier. Quelques points à revoir : Déjà le méchant s’est fait violer quand il était petit et maintenant il est tout frusté et presque pédophile, c’est un peu faible. Ensuite, quelques points grossiers.[spoiler/Montrer le spoilerhttps://www.x2b4.com/Cacher le spoiler/]Par exemple, le méchant qui écrase le jouet de la petite fille, le fait que cela soit lui qui ait finalement tué la fille (quel besoin ? d’ailleurs à la place de la fille personne ne creverait dans la réalité, il lui suffit de se faire glisser sur deux mètres et elle ne meurt pas).[/spoiler]Donc on ne s’ennuie pas, on anticipe un peu, mais quelques points à revoir.
Hier au cinéma : The Holiday
Présenté comme l’archétype des comédies romantiques à Noël, ce film niaiseux et raté n’en prend que les mauvais cotés. Tout d’abord, il est trop long, trop mou, et surtout, pas assez drôle. Très peu de gags ou de situations marrantes. Trop de pitié (oh le petit vieux que je vais aider, oh les enfants qui ont perdu leur maman), ça dégouline grave… Bien sûr les ‘jolis’ avec les ‘jolis’, les ‘moches’ avec les ‘moches’. Il faut bien rester dans la logique des choses. Autre inoriginalité flagrante : ce film parle avant tout et surtout du monde du cinéma : c’est chouette ! Comme cela les scénariste peuvent sans problème parler de quelque chose qu’ils connaissent bien. Il faut arrêter l’auto-masturbation scénarisitique de temps en temps… Point notable : Cameron Diaz arrive à se rendre insupportable au point que l’envie qu’une mort accidentelle la saisisse lors du film devient de plus en plus pressante. Las, rien n’arrive si ce n’est l’happy end faisant gerber à tout va le frugal repas que l’on aurait pu – imprudemment – ingurgiter. D’ailleurs ce magnifique film me fait prendre conscience d’un problème d’actualité dans les cinémas modernes : pour des films pareils, ils pourraient prévoir des baquets à vomi, ça éviterait d’en mettre partout. Surjoué, surmou, surdégoulinant, surpasdrole, ce film est à suréviter.
Hier au cinéma : Jacquou le Croquant
Je vous propose de commencer par un adage : « Trop de violons, film trop long ». Adage qui gageons le ne remonte qu’à mon récent visionnage de cette lenteur qu’est Jacquou le Croquant. Eh oui, Jacquou c’est quand même sur 2h30 de film 1h de violons sur des superbes décors. Chouette, méga transcendant et tout, mais un tout petit peu chiant quand même. Et puis, avant d’être un film d’aventure, d’action, de rebéllion et d’héroïsme, Jacquou le Croquant c’est un peu « La vie de Jacquou » : Jacquou cours dans les champs, Jacquou a froid, Jacquou mange, Jacquou lave le linge, Jacquou fait les moissons, Jacquou utilise son zizi d’une drole de manière, Jacquou fait joujou avec des cochons etc… Bref Jacquou sous toutes les coutures, mais pendant ce temps l’action n’avance pas. Et quelle action ! Après maintes brimades de la vie, Jacquou se rebelle contre les vilains méchants (qui sont en noir, mais quuuelllllllle surprise !). Et paf ! Les méchants ils aiment pas ça, alors comme ils sont méchants mais aussi très joueurs, ils le jettent dans un puit (ou une sorte de tout à l’égout on ne sait pas trop). Non, ils ne le tuent pas. Pourquoi ? Eh bien il faut savoir que les méchants obéissent à un code de conduite des méchants, une sorte de ‘code’ qui ne leur permet pas de faire n’importe quoi. Par exemple, alors qu’ils sont sur de gagner, ils doivent expliquer tout leur plan diabolique au gentil, avant que celui avec un gros coup de bol fasse tout foiré. Là, c’est pareil, ils ont pas le droit de le tuer, parce que 1) c’est dans le script, 2) c’est pas fashion du tout. Non, ils le laissent pourrir dans le puit. Pas de chance, il se trouve que Jacquou s’accroche à la vie comme un pou au cuir chevelu et grimpe dans le puit, avant de trouver une espèce de trou bouché par des briquettes. Youpi no souci, il enlève les briquettes à la force d’un cure dent, et entreprend de ramper dans le long tunnel qui mène à une grille. Argh ! Une grille ? Mais que fait-elle là ? Je ne comprends pas bien… Mais si mais c’est bien sur ! En fait il se met à pleuvoir mais vraiment beaucoup, alors Jacquou va être noyé vivant ! Suspense (C’est cela oui…) ! Mais surtout… Comment peut-il être noyé vivant par un torrent déluvien alors qu’il n’y avait que quelques trous dans la roche avant qu’il ne passe ? Normalement la cave du mec est innondée ? Super crédible… Mais c’est pas grave, parce que Jacquou en plus d’être un baiseur du tonnerre fidèle et tout, il creuse à nouveau (mais un peu plus vite) et tombe dans la salle d’arme, ce qui lui donne l’idée d’un plan bien malin pour renverser le evil conte. Bien sur le plan marche, et après tout le monde il est content. Enfin, tout le monde sauf le spectateur, qui s’il rigole bien devant tellement de débilité, se fait quand même chier. Autre remarques en vrac: Jacquou ça marche par coup de pas de bol : son père se tue en prison (alors qu’il était innocent et tout), sa maman en meurt de chagrin en toussant et tout (oui le chagrin ça fait tousser), il se retrouve à oualpé dans le froid. Heureusement il est recueilli par l’ermite providentiel, présent dans tout les scénarios de films maintenant. C’est sans compter sur son deuxième coup de mal bol (de céréales, oui Jacquou le Croquant ça me fait penser à une marque de céréales) qui fait que l’ermite meurt le jour ou le evil méchant vient lui annoncer qu’il l’est plus, ermite (enfin prêtre, mais c’est pareil). Ah oui et puis il se fait tabasser juste après. Pas de bol, hein. Bon je crois que je n’ai pas tout à fait le tour je tout ce qu’il y a de mauvais dans ce film, mais je déconseille fortement d’aller voir ce que j’ai oublié. Il faut fuir voir d’autres films !
Une publicité bien ciblée
Oui, la publicité sur Internet est un fléau (enfin, pour ceux qui n’ont pas Firefox+Adblock bien entendu, je me suis aperçu récemment qu’il y a de la pub sur pas mal de sites que je visite en y allant avec un autre navigateur – contraint et forcé bien entendu). Mais parfois, le placement habile de certaines publicités (oui, celles qui se surimpriment par rapport au texte, un régal) tourne au drame. Streetsblog a réussi à prendre en flagrant délit une des ignobles publicités qui sont prêtes à tout pour être en accord avec le texte (oui maintenant les publicités sont directement ciblées depuis les mots clés de l’article que vous lisez sur Internet). Moi je dis bravo la pub ! D’ailleurs en parlant de pub, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais sur les boites de Ronald Macdonald’s, ou dans les espaces enfants Macdonald’s, les enfants dessinés sont toujours gros. Etonnant… Autre théorie intéressante sur Macdo tant que j’y suis : la plupart des gens qui y vont manger sont minces (eh oui). Explication : D’abord, les gens qui vont y manger sont surtout des jeunes sans trop d’argent. Ces jeunes ne sont pas très gros en général. De plus, après une bonne cure de malbouffe, ils sont gros (fatalement). A partir du moment où ils sont gros, ils ne vont plus au Macdo parce que ça fait grossir. CQFD. De plus, on observe une intéressante corrélation entre le fait de grossir et le fait de vieillir dans ce cas précis, or le vieillissement procède à un enrichissement (certes parfois tout relatif) de la personne, qui peut donc aller manger ailleurs. CQFD derechef. Allez une dernière sur la pub tant que j’y suis : dans la pub pour Coca-Cola avec la fête dans le distributeur (je l’ai vu au cinéma, je ne sais pas si elle passe à la télé), non seulement la pièce disparait pudiquement dans une cascade de lumière, mais en plus ce qui est servi au jeune homme ressemble quand même fortement à une bouteille en verre avec une capsule. La chance ! Je ne sais pas vous, mais moi je n’ai que des canettes en aluminium au distributeur (c’est quand même plus pratique à ouvrir hein, mais c’est moins sexy)… On nous mentirais ?
