SyrianaBon film, quoiqu’un peu fouillis et difficile à comprendre par moment. Ce film réalise un bon exposé du point de vue de l’auteur sur la situation au Moyen-Orient, on peut ne pas être d’accord avec tout, mais certaines de ses remarques sont tout à fait pertinentes à mon sens. C’est un peu dans le style de Lord of War, mais en plus lourd, et avec moins de touches d’humour. Dans l’ensemble, c’est assez dense et assez peu digeste, il faut être préparé pour ce genre de films.

Braqueurs amateursLe plus gros défaut de ce film, c’est son titre, qui ne correspond pas vraiement à son contenu. En effet, si des braquages un tant soit peu ratés sont bien présents dans le films, ils n’en consitituent ni l’attrait principal, ni même l’intrigue. En effet, la partie intéréssante correspond à la lente descente d’une famille, qui, partant d’une situation où elle a tout pour être heureuse, s’enfonce lentement dans le marasme. Jim Carrey est très bon avec ses mimiques habituelles, et Téa Leoni est crédible, sans s’enfermer dans le rôle de potiche. Un des moments mémorables du film est le passage où ils braquent un homme fortuné, et qu’ils s’amusent à faire des « bruits » grâce à des transformateurs de voix qui ont tout de jouets pour gamins.

Bref, pour se détendre, c’est excellent, ça se regarde tout seul. Bonus: le problème traité en tâche de fond est assez bien décrit, sans le décribiliser complètement.

Nanny MacPheeUne bonne comédie pour enfant, avec le langage appuyé et le scénario connu à l’avance qui vont bien. C’est bien réalisé, a peu près bien joué, bref, du bon sympathique. Si vous avez gardé une âme d’enfant, vous pouvez aller le voir, sinon, ennui en perspective (et surtout vous serez jaloux des enfants qui, eux, apprécient le film).

Les majors et les radios, ces rois de la diversité et de l’invention. Pas plus tard que l’autre jour, zappant gaiement entre les bouses habituelles de la radio, ne voilà-t-il pas que je tombe sur un morceau entrainant, un poil trop d’ailleurs : comment est-ce possible, à notre époque morose ? Tiens d’ailleurs, ce petit air de déjà entendu… Vite, ma collection vintage ! Haha, je te tiens, vil plagiaire ! Eh oui, madame, monsieur, à notre époque, on ne fait plus des reprises, non, ça ça pue, on fait des remix (en plus c’est moins compliqué, rapport à la faible différence au morceau original). Alors oui, je sais hein, c’est pas nouveau. Sauf que, en général, c’est un poil travaillé. Ici, c’est copie conforme. Voici donc les trois morceaux remixés, par ordre croissant de ressemblance avec l’original. Bien entendu, à la radio, ces morceaux sont présentés comme étant des vraies nouveautés nouvelles, qu’il faut vite aller donner ses sous au major disquaire parce que c’est le Bien.

Sans plus attendre:

Le « nouveau » morceau (Starstylers Feat Michy – Keep On Moving):

ainsi que « l’original » (Sah! – Equador):

Mais bon, il y a mieux. Toujours dans le récent, voici Pakito, qui a fait preuve d’une imagination tout à fait délirante, presque folle:

La « nouvelle » version (Pakito – Living On Video):

et l’ancienne (Pin-Occhio -Tu Tatuta Tuta Ta):

Ainsi qu’un spin-off français qui déchire sa maman (Trans-X – Vivre Sur Video):

Mais le grand gagnant, c’est Eurythmics. Après avoir eu SweetDreams remixé à toutes les sauces (en vrac La Bouche, Pink, David Guetta, Manson… je suis sûr d’en oublier), il le ressortent, totalement différent, totalement neuf:
La version originale:

et la version remastérisée remixée:

On sent tout de suite la différence… non ? Parfois je me demande si NRJ et Nostalgie n’ont pas finalement la même grille de programmes.

Du bon, du moins bon dans ce film, qui finalement, comme tout les films américains, fait la part belle à la niaiserie et au bien pensant. La différence des âges, la différence des milieux fait vu et revu (tiens encore un film New Yorkais qui traite des Juifs et de leurs petites manies, comme c’est original) et finalement on attends plus les gags automatiques qu’une vraie détente globable de film. La fin poussive n’aide pas non plus à la compassion.

les bronzes 3Autant je comprends qu’une certaine génération aie put aimer les Bronzés 1&2 (quoique personnellement, je n’aime pas), mais là ça confine au mauvais film. Tout est prémaché, préochestré… Il parait que lors de l’écriture du script, les acteurs se sont tous associés, et que si une réplique ne plaisait pas à l’un des acteur, elle était supprimée. Et bien, cela se sent pendant le film ! Les gags sont à peine drôles, et les lenteurs sont légions. De plus, le final est une explosion de mièvrerie sur le pardon, l’amour, les vraies valeurs de la vie et tout ce qui est bien, et bon. A croire une influence américaine, à moins que cela soit uniquement l’âge des acteurs, qui les rends gâteux. Gerard Jugnot est d’ailleurs, comme à son habitude, parfaitement insupportable.

Donc pour les fans des 1&2, je sais pas, pour les autres, à fuir !

IncontrolableBon, bah… Michael Youn s’améliore, mais c’est pas encore ça… C’est bien mieux que les 11 commandements ou la Bouze (euh la Beuze), mais c’est encore assez pénible, avec des répétitions, des lourdeurs… Il faut espérer que chaque film améliore le précédent, dans trois ou quatres films la qualité devrait devenir acceptable.

La véritable histoire du petit chaperon rougeLa beauté graphique d’un film d’animation fait-elle un bon film ? La véritable histoire du chaperon rouge est là pour démontrer que non. D’une animation tout juste bonne, le scénario, les gags et la tournure de ce film en font un pur moment de divertissement. Partant du principe d’une enquête policière autour de l’affaire « Petit chaperon rouge », la même histoire nous est raconté par des protagonistes différents, qui, à chaque intervention, complètent et expliquent la version précédente (par exemple, le loup, qui est présenté comme le méchant dans l’histoire du petit chaperon rouge, est en fait… je vous laisse la surprise).

Un des moments génialissimes du film est le bouc, qui ne peut malheureusement jamais s’arreter de chanter et changer de paires de cornes.

A voir, donc, à acheter en DVD, donc.