Hier au cinéma : Le diable s’habille en Prada
Un film avec un grand potentiel, mais qui finalement restera peu dans les mémoires. Même si le rôle de l’enflure avérée est jouée presque à la perfection par Meryl Streep, le scénario plat et finalement, peu humouristique rend la chose bien moins digeste. Le film se prend bien trop au sérieux, avec des sujets grave comme “faut-il succomber à la mode ?”, “le travail est-il plus important que l’amour et l’amitié ?” (indice: dans un film américain, la réponse à cette question est forcément non), “faut-il sacrifier ses convictions personelles sur l’autel de la réussite ?” (indice: les films américains sont niaseux par essence). Donc forcément, après on ne rit plus, on est tous en train de se demander si l’on a pas fait de mauvais choix dans notre vie, comme l’affreuse faute de bon gout de ne pas mettre de chaussures talons aiguilles (bah sinon est tous petits, de vrais nains de jardins). Ah oui sinon le film arrête de parler du cul, parce que le cul dans la vie c’est important (et il ne faut pas sacrifier son travail au cul, si son cul au travail, parce que c’est pas bien sauf quand on est le président des états unis on a le droit, d’ailleurs franchement je préfère un blow job à la torture personellement). Donc vous pouvez le louer en DVD parce qu’il n’y a rien d’autre, mais de là à aller le voir en salle… Enfin il paraît qu’il y en a qui aiment.
[...] Allez, une petite devinette: dans un film américain, qu’est-ce qui est le plus important, le travail ou la famille et l’amour des autres ? Doit-on sacrifier sa vie familliale afin d’obtenir un statut social plus important ? Partant de ce principe franchement novateur (tiens exactement le même que Le diable s’habille en Prada, qui passe encore actuellement, plus une quantité indénombrable de navets dans le même genre), couplé au fanstasme, franchement novateur aussi, d’un pouvoir plus ou moins absolu (comme dans Bruce tout puissant), Click arrive néanmoins à éviter de justesse la bouse, pour rester finalement un des bons films dans le genre. Le sujet n’est pas traité avec trop de lourdeur ou de mièvrerie (sauf à la fin bien sur, ou d’ailleurs, pour ajouter à l’ambiance “triste”, en plus des violons, il pleut. Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais il pleut toujours dans les scènes tristes, étonnant non ?), et les gags sont suffisament amusant pour nous faire sourire. Bon on connait la fin avant le début (ou presque tellement c’est prévisible), des fois l’humour vire sous la ceinture, mais globalement, il existe bien pire, dans tout les domaines. Donc il est envisageable de voir ce film pour se détendre, sans trop de regrets. [...]